Je veux un Madagascar – Axe 4: la démographie de Madagascar, menace ou opportunité

Je veux un Madagascar qui se soucie de l’avenir de son peuple.

Axe 4: la démographie de Madagascar, menace ou opportunité

La situation démographique d’un pays est l’un des paramètres les plus importants à tenir en compte dans l’élaboration de plans de développement économique et social.

Elle renferme des indicateurs qui permettent d’avoir une idée assez précise de la composition, dans le temps et dans l’espace, de la population.

Pour le cas de Madagascar, l’analyse démographique révèle des éléments assez impressionnants. Selon le degré de considération qu’on lui prête, la situation démographique dans laquelle on se trouve aujourd’hui peut être un levier d’un développement économique fulgurant ou un fardeau lourd à porter qui va plomber le climat social du pays dans les décennies à venir.

Globalement, à défaut d’un recensement récent (le dernier date des années 90), on estime aujourd’hui à 22 millions le nombre de la population malgache. Soit une densité de 38 habitants au kilomètre carré. En 2025, avec une croissance démographique annuelle autour de 3%, nous serions environ 32 millions. Soient 10 millions d’habitants en plus. Nous en avons fait parlé lors de notre première analyse (cf. Axe 1).

Comme dans la majorité des pays pauvres, Madagascar a une population très jeune. L’âge médian est de 17,5 ans. Plus concrètement, cela signifie que la moitié de la population malgache a 17,5 ans et moins. Si on considère donc qu’aujourd’hui, la nombre de la population malgache avoisine les 22 millions, alors il y a 11 millions de malgaches qui ont moins de 17,5 ans. Impressionnant. Prenons une référence pour avoir une idée plus nette. Pendant la dernière élection présidentielle en France, il y avait eu environ 44 millions d’électeurs inscrits sur une population totale d’environ 63 millions. C’est à dire qu’en France, 70% de la population ont plus de 18 ans et inversement, 30% de la population ont moins de 18 ans (vs un peu plus de 50% à Madagascar).

Allons encore plus loin dans les détails. Environ 20% de la population a 5 ans et moins. Par conséquent, dans les 5 années à venir, il faudra prévoir 4,4 millions de places dans les écoles primaires. Supposons que les enfants qui ont aujourd’hui entre 5 et 9 ans vont quitter l’école primaire dans les 5 prochaines années, l’écart sera d’environ +1,4 millions. Et si on estime qu’en moyenne un maître d’école peut encadrer 40 élèves, il faudrait 35 000 nouveaux instituteurs. Avec le problème qu’on a actuellement avec les acteurs de l’enseignement primaire, cela parait compromis dès le départ.

Le même défi se posera également pour les enfants de 6 à 14 ans. Et ils représentent 25% de la population.

Actuellement, il y a environ 2 500 000 personnes qui ont entre 15 et 19 ans. Dans les 5 années à venir, ils seront des jeunes adultes qui iront grossir le rang des chercheurs d’emplois. A t-on aujourd’hui un plan pour créer 2,5 millions emplois nouveaux ? Et des vrais emplois et non pas des sous-emplois comme il en existe beaucoup aujourd’hui.

Pour la classe d’âge compris entre 20 et 24 ans. Environ 2 millions de personnes sont concernées. Dans les 5 années à venir, la plupart d’entre elles vont fonder un foyer et voudront être autonome vis-à-vis de leur parents. Cela veut dire qu’il y aura a environ 1 million de demandes de nouveaux logements. Existe t-il aujourd’hui un vaste programme de construction de nouveaux logements ?

Enfin, quand on observe le nombre de personnes âgées, nos ainés qui ont 60 ans et plus. Cela ne représente de 4% de la population, un nombre inférieur à 1 million d’habitants. La question qu’on se pose est alors très simple. Déjà, avec un nombre aussi peu élevé, le système actuel de prévoyance-retraite est tellement inefficace. Que se passera t-il quand ce chiffre va doubler, tripler,…. ? Ce qui se produira inévitablement dans les 10 prochaines années.

Juste avec l’analyse simple des classes d’âges, nous avons pu faire ressortir un certain nombre de problématiques. Malheureusement, jusqu’ici, la population est en droit de croire qu’aucune réelle solution n’a été envisagée et encore moins mise en œuvre.

En résumé, voici les questions majeures auxquelles il va falloir apporter des réponses pour que dans les 5 prochaines années la situation sociale des Malgaches ne dégénèrent encore d’avantage : quel programme pour créer des places supplémentaires dans l’enseignement (surtout primaire), pour créer de l’emploi, pour construire des logements, pour renforcer la prévoyance-retraite.

Des solutions existent t-elles aujourd’hui ? Au moins, les chiffres nous montrent que Madagascar ne manquera pas de travailleurs et que ce n’est pas le système de prévoyance-retraite qui va gréver le budget de l’État. Du moins dans les 30 années à venir.

Je suis confiant que des solutions existent et je veux un Madagascar qui se soucie de l’avenir de son peuple.

Page Facebook de Je veux un Madagascar: http://www.facebook.com/pages/Je-veux-un-Madagascar/354790001250402

Veuillez visiter cette page Facebook pour voir les autres axes de Je veux un Madagascar.

Merci à Rajo Rajaonarivelo pour cet article!

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s